11 – 18 février 2024 (Addis-Abeba, Éthiopie) – L’Union panafricaine des avocats (PALU) a rejoint le mouvement grandissant des représentants des gouvernements, des représentants du secteur privé, des activistes, des organisations confessionnelles et des dirigeants communautaires en marge du 37e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) qui s’est tenu à Addis-Abeba (Éthiopie), où PALU était également un fier participant de la réunion du Mouvement des mouvements (MdM) sur le changement climatique.

Pour parvenir à une position africaine commune sur le changement climatique, rassemblant les parties prenantes travaillant sur les questions juridiques, les questions de financement du développement, les questions environnementales, la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), parmi de nombreux autres partenaires, le MdM a été créé lors de la 27e Conférence des Parties (COP-27) qui a eu lieu en Égypte en 2022 dans le seul but d’identifier les opportunités de construire une solidarité et des synergies à travers divers travaux réalisés par les sociétés civiles, en particulier en matière de justice climatique. Il a donc été convenu de continuer à organiser ce genre de forums pour mener ensemble des discussions et renforcer la collaboration sur des travaux communs.

L’Afrique continue d’être confrontée aux effets négatifs et intenses du changement climatique, plus que tous les pollueurs historiques réunis. Parallèlement, d’autres problèmes contribuent à ses difficultés à lutter contre le changement climatique. En effet, le continent est confronté aux problèmes de sécurité alimentaire, de catastrophes naturelles (sécheresses, famines, inondations) et d’extraction de richesses (flux financiers illicites et service de la dette).

L’Afrique est le continent le moins responsable du changement climatique mais le plus vulnérable à ses effets. C’est aussi le continent le plus touché historiquement par les projets coloniaux d’extraction qui ont laissé nombre de nos pays lourdement endettés, sous-développés et infestés de modèles de développement et d’institutions obsolètes qui continuent de nous freiner.

L’objectif principal de cette réunion était de discuter des moyens par lesquels les différentes OSC pourraient formuler une position africaine commune sur les questions liées au changement climatique et décoloniser les systèmes déjà en place, instaurés par les colonisateurs historiques et les colonisateurs contemporains.

Les réunions ont abouti à la formulation d’appels majeurs qui ont fait partie d’une déclaration commune des OSC à présenter à l’UA :

• La nécessité d’une institution financière favorable à l’Afrique qui l’aidera à accéder aux capitaux pour financer son programme 2063.
• La formulation d’une stratégie visant à générer le consensus nécessaire pour donner un élan aux institutions financières de l’UA qui aideront l’Afrique à façonner les politiques économiques mondiales.
• Une pression supplémentaire sur les prêteurs pour qu’ils cessent d’exercer le syndrome de la vulnérabilité financière sur les États africains.
• Une réponse globale et systématique à la crise imminente de la dette en dehors du cadre du défaut de paiement afin de créer un espace fiscal pour le développement financier de l’Agenda 2063.

Il importe d’améliorer la transparence et la responsabilité au niveau des registres de la dette dans l’ensemble de la région afin de soutenir efficacement la compilation de statistiques complètes sur la dette. Ce faisant, la nécessité du mécanisme de suivi de la dette en Afrique ne peut être occultée, car ce mécanisme peut contribuer à améliorer les données sur la dette accessibles au public en Afrique, renforçant ainsi la dynamique de mise en place de registres de la dette dans les pays africains.

Le lien vers la déclaration :
https://africanarguments.org/2024/02/we-demand-a-collective-statement-to-the-african-union-au/

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