Communiqué de Presse : Juillet 11, 2024

Honorez la Journée Africaine de Lutte contre la Corruption en vous engageant à créer une Cour Internationale de Lutte contre la Corruption

À l’occasion de la Journée Africaine de Lutte contre la Corruption 2024, commémorant le 21e anniversaire de l’adoption par l’Union Africaine (UA) de la Convention sur la Prévention et la Lutte contre la Corruption (AUCPCC), Integrity Initiatives International (III), Club de Madrid, Good Governance Africa (GGA) et Pan-African Lawyers Union (PALU) appellent les dirigeants de l’Union Africaine à honorer l’esprit et les engagements de l’AUCPCC. Nous appelons les dirigeants à œuvrer pour la création d’une Cour Internationale de Lutte contre la Corruption (CICC).

« Vraiment, beaucoup plus de travail est nécessaire sur de nombreux fronts. Par exemple, les fonctionnaires civils et publics doivent être éthiques et professionnels en tout temps. Le secteur privé doit contribuer à freiner la corruption. La communauté internationale doit fermer les paradis fiscaux. Le pouvoir judiciaire nécessite plus d’impulsion. Peut-être qu’une Cour Pénale Internationale de Lutte contre la Corruption est nécessaire » a déclaré l’ancien Président du Nigeria Muhammadu Buhari lors de la Journée Africaine de Lutte contre la Corruption 2022.

La grande corruption a longtemps freiné l’Afrique, diminuant la confiance du public dans les institutions et empêchant les citoyens de bénéficier même des biens et services publics les plus élémentaires.

« La grande corruption retient l’Afrique en arrière. Elle diminue la confiance du public dans les institutions et empêche notre peuple de bénéficier des biens et services publics les plus élémentaires qu’il mérite. En vidant les gouvernements de leur substance, elle provoque des crises de santé publique, la famine, la privation, et même la guerre. La corruption tue. Nos dirigeants doivent se réunir pour répondre aux appels en faveur d’une Cour Internationale de Lutte contre la Corruption qui peut dissuader la grande corruption et assurer le retour des ressources publiques pillées au profit du peuple » a déclaré Richard Goldstone, ancien juge de la Cour Constitutionnelle d’Afrique du Sud et vice-président de III.

Pour donner suite à l’accent mis par l’ancien Président Buhari sur la nécessité d’une Cour internationale de Lutte contre la corruption, l’actuelle administration Nigériane a réitéré cet engagement en octobre 2023.

« Le Nigeria, en tant que pays profondément touché par la corruption, pourrait bénéficier considérablement de la création d’une Cour Internationale de Lutte contre la Corruption. Une telle Cour pourrait traiter des affaires impliquant des individus et des actifs situés à l’étranger, souvent liés à des schémas de grande corruption ayant un impact dévastateur sur les efforts de développement du Nigeria » a dit Lateef Fagbemi SAN, Ministre de la Justice et Procureur général du Nigeria.

Nous appelons les dirigeants africains à considérer sérieusement le bien public que la CICC pourrait apporter à la prévention et à la lutte contre la corruption en Afrique et dans le monde.

Une CICC ne se contenterait pas de poursuivre les fonctionnaires corrompus lorsque leurs gouvernements sont incapables ou réticents à appliquer les crimes universellement reconnus dans la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), qui incluent la corruption de fonctionnaires publics, le détournement et l’appropriation illicite de fonds publics, ainsi que le blanchiment des produits du crime. Elle poursuivrait également leurs complices – les corrupteurs et les blanchisseurs d’argent, dont beaucoup sont basés dans les centres financiers des pays développés.

En plus de punir et de dissuader les crimes universellement reconnus dans la CNUCC, la CICC utiliserait également des procédures pénales et civiles pour récupérer et restituer les avoirs illicites, afin qu’ils puissent être utilisés pour aborder le développement durable, l’adaptation et l’atténuation des changements climatiques, ainsi que d’autres grands défis publics. Le personnel de la Cour serait également une ressource pour les pays qui cherchent à renforcer leur capacité nationale de lutte contre la corruption.

L’ancien Premier Ministre et Membre du Club de Madrid, Hon. Moussa Mara nous a simplement rappelé à tous :
« Bien sûr, la Cour internationale de lutte contre la corruption ne sera pas parfaite, aucune institution ne l’est, mais il est néanmoins très important que nous la créions afin que les kleptocrates et leurs complices répondent de leurs actes et que nous puissions restituer leur butin au bénéfice des populations. »
Dans l’esprit de trouver des solutions aux crimes de corruption et de garantir que les populations bénéficient des biens et services publics, comme le souhaite l’Agenda 2063, nous vous appelons à vous engager, à écouter et à envisager la création de la CICC.

Nous exhortons les Etats Parties à l’AUCPCC à se joindre au Nigeria et aux autres gouvernements, ainsi qu’à des centaines de personnalités et organisations éminentes en Afrique, qui soutiennent déjà l’appel à la création de la CICC.


Contacts Media : Ian Lynch at ian.lynch@integrityinitiatives.org / Alejandro Hita Fernández ahita@clubmadrid.org.

Pour plus d’informations sur la CICC et la campagne de sa création, veuillez visiter : https://integrityinitiatives.org/about-the-iacc

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