Créé en réponse au fléau des conflits et de l'insécurité sur le continent africain par les dirigeants qui se sont engagés, par la déclaration solennelle de 2013, à libérer le continent du fardeau de la guerre pour la prochaine génération, le programme “Silencing the Gun” (STG) de l'Union africaine (UA) vise à s'attaquer aux causes profondes des conflits, à éradiquer les conflits récurrents et à prévenir et gérer l'insécurité sur le continent.

C'est dans ce contexte que PALU a participé, du 30 août au 1er septembre 2023, à une table ronde d'experts pour la mise en œuvre de la feuille de route principale du STG. Organisée à Nairobi, au Kenya, sous les auspices de l'UA et en partenariat avec l'Institute for Security Studies (ISS), la réunion, qui avait pour thème “Une décennie pour faire taire les armes en Afrique”, a été suivie d'une table ronde d'experts sur les progrès, les enseignements tirés et les défis à relever : Table ronde d'experts sur les progrès, les leçons tirées et les perspectives d'avenir”, visait spécifiquement à s'attaquer aux causes structurelles des conflits sur le continent, à promouvoir leur détection précoce et à impliquer le public dans des efforts concertés pour faire taire les armes. Il s'agissait en outre d'examiner de manière critique les réalisations, les lacunes et les défis de l'initiative STG dans le but d'identifier des priorités stratégiques pour l'avenir.

Au cours de la table ronde, les participants ont noté que si des progrès notables ont été accomplis en matière de médiation et de diplomatie de la navette dans la résolution des conflits, il est primordial d'améliorer la domestication de la feuille de route principale pour atteindre les résultats souhaités. La table ronde a toutefois coïncidé avec un nouveau coup d'État, cette fois au Gabon, le dernier d'une résurgence du genre en Afrique, en particulier dans les pays francophones, soulignant la nécessité d'une détection précoce des conflits, même en l'absence d'une utilisation généralisée des armes.

Nous vous laissons avec une question : de quelle manière la profession juridique organisée peut-elle contribuer, conjointement ou individuellement, à faire taire les armes en Afrique?